05/12/2007
No Kids: quarante raisons de ne pas avoir d'enfant
Un ouvrage très drôle (un peu inégal du point de vue de l'humour cela dit) de Corinne Maier qui nous explique pourquoi il est préférable de ne pas avoir d'enfants.
Etant moi-même en pleine période de doute sur la natalité ma soeur m'avait offert cet été ce bouquin...Je ne prendrais pas la décision de pondre aussi facilement qu'on prendrait la décision de faire ses courses à carrouf juste parce qu'on a remarqué qu'il manquait un gosse à la maison...allez chéri on le rajoute sur la liste. Je considère que c'est un choix crucial et pour notre couple et pour le gamin que je mettrais éventuellement au monde. Menfin bon je me fais pas toute jeune non plus, je me trouve devant un choix difficile: d'un côté je me dis que je peux pas blairer les gosses, quand j'en croise un il me regarde avec des yeux effarés comme un lapin pris dans les phares d'une bagnole, et je n'éprouve aucune "attirance" ni affinité avec les enfants, qui en règle générale ont la faculté de me gonfler et de m'énerver assez rapidement...et bizarrement les gens pensent le contraire, ils pensent que les gossent m'adorent, et que j'adore les gosses... comme c'est drôle, ça c'est un truc que j'ai jamais compris,alors on me voit garder des mioches, on me voit prof ou instit. De plus je ne suis pas en bonne santé, de fait comme je suis pas débile j'essai un minimum de rester lucide sur ma capacité à me mouvoir avec un bébé, déjà que j'ai du mal à traîner ma propre carcasse. Et d'un autre côté j'ai pas envie de finir tatie Marie, la folle et son chat au fond du couloir qui a des toiles d'araignées dans les cheveux et qui gueule quand un gosse fout le bordel dans la cour (ouais les parents aujourd'hui ça sait plus faire taire un gosse, ça a peur de gueuler).

Bref voici donc deux petits extraits de "No Kids"
L’accouchement, une torture.
Les joies de l’accouchement sont une intox totale. Sauf pour certaines femmes, dont le corps, probablement, est profilé sur le modèle du tube, l’accouchement fait mal, Très mal, même. Certes, les secours de la péridurale (anesthésie locale) sont d’une grande aide, mais même comme ça, accoucher est loin d’être une partie de plaisir. Personnellement, accoucher est ce que j’ai vécu de plus douloureux, de toute mon existence, il est vrai assez protégée. Les femmes qui disent « l’accouchement a été le plus beau moment de ma vie » me sont suspectes : depuis que j’ai accouché, je sais qu’elles mentent. Certaines, plus prudemment, déclarent : « je ne me souviens de rien », ce qui signifie souvent « Je ne veux pas en parler ».
La réalité, c’est qu’accoucher dure des heures, parfois une journée entière, qu’on est immobilisée comme un gros scarabée avec un tuyau planté dans le dos, que les contractions donnent l’impression que le ventre va éclater de l’intérieur …Un accouchement, c’est de la douleur, du sang et de la fatigue (et du caca aussi, parait-il, mais ça, c’est un cadeau pour la sage-femme ou le médecin)[…]
Mais le pire commence après l’accouchement. Le sentiment d’épuisement. Les plis sur un ventre qui ne sera jamais plus celui d’une jeune fille. Le face-à-face avec un brouillon d’être humain dont on va être responsable pendant d’interminables années. Michel Houellebecq évoque, dans « la possibilité d’une île » le « dégoût » légitime qui saisit tout homme normalement constitué à la vue d’un bébé. » En effet, un nourrisson qui vient de naître est laid à faire peur : face rougeaude et bouffie, traits inexistants, regard voilé d’une taie bleuâtre, tout en lui devrait nous inspirer la répulsion. Les jeunes parents, de plus en plus nombreux à orner leurs faire-part de naissance de photos de leurs rejetons, n’ont pas l’air de s’apercevoir qu’ils sont les seuls (avec leurs propres parents) auxquels ce type de clichés fait plaisir.[…]
Gardez vos amis
C’est bien connu, l’amour rend bête. L’amoureux qui parle de sa dulcinée pendant deux heures d’affilée, en énumérant ses qualités et citant ses bons mots, saoule tout le monde. Il en est de même du parent ébloui, admiratif devant le produit de ses entrailles, qui lasse son entourage par un excès de dévotion parentale. Oui, celui-là même dont Courteline disait : « Un des plus clairs effets de la présence d’un enfant dans un ménage est de rendre complètement idiots de braves parents qui, sans lui, n’eussent peut-être été que de simples imbéciles. »Le désastre commence au stade du faire-part de naissance : ce n’est plus Evelyne et Jacques qui font part de la venue au monde d’Antoine, mais Antoine qui fait savoir qu’il est arrivé chez Evelyne et Jacques. Le parent émerveillée fait circuler sur internet des photos de famille mièvres, montre à qui veut (et qui ne veut pas) des films vidéos de son enfant pendant le bain ou déballant des cadeaux de noël. Il circule avec un badge « bébé à bord » sur la lunette arrière de son auto : une sorte d’image pieuse des temps modernes, aussi utile qu’un gri-gri magique pour conjurer le mauvais sort.
Il prend au mot toute personne qui lui demande poliment « comment va le petit ? », comme on dirait « bonjour », sans attendre forcément de réponse. Car le parent gaga se sent obligé de tenir la terre entière au courant des progrès fulgurants de sa progéniture (« Oscar va sur le pot », « Alice fait ses nuits », « Noé a dessiné un bonhomme de neige incroyablement ressemblant », « hier, Ulysse a dit Papa caca », « Malo passe en CM2 »)
Rien de plus limité que la conversation du parent sidéré parce qu’il a réussi à créer un être humain. Aussi lorsqu’un enfant paraît, les amis disparaissent. Il est vrai que c’est très vite le petit chéri qui répond au téléphone, ce qui fait qu’on a du mal à parler à ses parents : Jules organise un filtrage ultra efficace de tous les appels qui ne le concernent pas en raccrochant dès qu’il entend une vois d’adulte inconnue.
[…]
Avez-vous déjà rendu visite à des nouveaux parents accablés de jeunes enfants ? C’est effarant. Quand on arrive, vers vingt heure, les enfants ne sont évidemment pas couchés et sautent partout en criant. Pas moyen d’avoir une conversation tranquille entre amis, car leurs Gremlins vont et viennent en hurlant, font toutes les bêtises de la terre pour attirer l’attention, jettent des jouets sur les amuse-gueules. Tandis que les parents tentent de les calmer par de longues explications qui ne convainquent personne : « ma puce, il est vingt-deux heures et il est bon pour toi d’aller te coucher car le sommeil est réparateur », les invités se doivent de faire bonne figure et de ne pas montrer leur exaspération. Au bout d’une heure de charivari, l’invité se contient pour ne pas dire « Soit ils se calment, soit je me casse ».
01:10 Publié dans Qu'est ce qu'on lit? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


































Commentaires
Décidément...
C'est la 2ème fois cette semaine que je laisserai un commentaire à ce sujet.
Bien qu'ici, puisqu'il s'agit d'un bouquin, je m'étalerai un peu plus...
Ce livre est bourré de clichés et de généralités à 2 balles...
"Un accouchement, c’est de la douleur, du sang et de la fatigue (et du caca aussi, parait-il)..."
Je ne vais pas raconter mes accouchements. Vu qu'il yen a eu 2, chacuns différents, ça me prendrait trop de temps.
Mais juste pour résumer, pour moi en tout cas, les contractions : douleurs très supportables.
Pour moi, un accouchement c'est la naissance d'un bébé voulu, donc un bonheur.
Quand je me rappelle mes accouchements, c'est avec le sourire. D'abord, je repense au moment où on a posé mes enfants sur moi, le papa à mes cotés.
Je repense aussi au temps de travail, des contractions.
Bien que ça a été très long (24 et 17heures), c'était surtout l'aventure, des journées pas comme les autres!
Au début, pendant les 12 premières heures, les contractions c'est du pipi d'chat sur l'échelle de la douleur et
ensuite, miracle médical : la péridurale!
"Un accouchement, c’est de la douleur, du sang et de la fatigue (et du caca aussi, parait-il)..."
ce n'est pas seulement la douleur... du sang, du caca et alors?
de la fatigue? mouais... non pas spécialement pour moi.
Je suis plus fatiguée quand je travaille plusieurs fois par semaines jusqu'à 3h du mat.
A l'accouchement, sans plus. On a quand même bien le temps de se reposer après de toute façon.
Je ne me reconnais dans aucun des clichés décrivant les parents.
Le seul truc que j'admets dans ces extraits, c'est le ventre qui n'est plus celui d'une jeune fille.
Mais encore une fois, et alors?!
Je peux comprendre qu'on ne veuille pas d'enfants...
heu non, en fait sincèrement non.
Mais en tout cas, je ne jugerai pas ce point...
Mais ce livre est une merde hihi!
Ecrit par : Laureline | 06/12/2007
Alors comme je vois que tu n'as pas compris de quoi il s'agissait je te remet la première phrase de ce post: "Un ouvrage très drôle"
alors soit tu n'as pas d'humour, soit les passages que j'ai choisis ne te parlent pas, mais bon...
c'est pas le livre du siècle, ça aussi je l'ai dit entre parenthèses, sous entendu dans la phrase "un peu inégal du point de vue de l'humour cela dit".
comme tu n'as pas d'humour je vais te répondre sérieusement sur le sujet.
c'est pas parce que tes accouchements se sont super bien passés que ça va être la cas de tout le monde. ma soeur m'a raconté le sien elle a été assez secouée.
alors je vais te dire aussi que peut être que toi tu as eu un déclic, un désir de maternité, tant mieux pour toi, ce n'est pas mon cas, comme je le dis, pour l'instant je n'ai que le desir de ne pas vieillir seule, accoucher me rebute, être enceinte me fait soucis, parce que je suis malade et que je me demande comment mon corps va réagir avec un bébé dans mon ventre ok?
ensuite je vais te dire aussi l'autre raison pour laquelle j'hésite, je l'ai pas dit dans la note pour pas faire de peine à ma soeur, comme je pense qu'elle ne lit pas les commentaires, je le dis ici, j'hésite à avoir un enfant parce que ma soeur a eu un petit garçon autiste, et que je peux te dire que c'est pas walt disney tous les jours. Je sais qu'en étant malade j'aurais pas les épaules pour ça. J'attends déjà de voir les résultats des tests que ma soeur son mari et le petit vont faire, peut être aller voir un conseiller génétique pour calculer la probabilité que j'aurais d'avoir un enfant autiste.
Les contractions perso je sais qu'à côté des douleurs que j'ai au ventre quand j'ai des crises, ça sera de la gnognote, j'ai souvent des douleurs telles que mes jambes me lachent et que je tombe, et sur le sol voire dans les pommes...c'est l'accouchement en lui même que j'appréhende parce qu'il est différent pour chaque femme et qu'il peut très bien mal se passer, il s'est mal passé pour ma mère et pour plein de femmes que je connais, tant mieux si pour toi ça s'est bien passé tu as de la chance. j'ai une amie qui a perdu les eaux à 4 mois et l'accouchement à 6 mois a été un enfer. les cas merdiques existent, je suis peut être pessimiste mais comme le sort a tendance à s'acharner sur ma santé tu vois je persiste dans ce sens.
cela dit je le répète ce bouquin est un bouquin à prendre sur le ton de l'humour, c'est de l'humour noir si tu préfères, menfin tout le monde n'est pas receptif à ça.
Ecrit par : marieaunet | 06/12/2007
J'espérais que tu ne te justifies pas, parce que je me doute bien que tu ne te sens pas prête à "enfanter" pour des bonnes raisons. Elles te sont personnelles et sont indiscutables.
Je voudrais juste ajouter une petite chose que tu n'as pas bien compris. Bien que j'ai fait une tartine, ça ne devait pas être très clair...
Je ne dis pas que l'accouchement c'est le rêve parce que pour moi ça s'est bien passé. Au contraire, je n'aime pas les généralités. Je voulais juste dire que non, l'accouchement n'est pas une horreur pour tout le monde.
C'est vrai, je ne suis pas tellement réceptive à l'humour noir.
Je suis désolée si je t'ai agacée, mais après tout le ptit lien Commentaires, autant s'en servir au lieu de grommeler seule de son coté ;-).
Ecrit par : Laureline | 07/12/2007
oui j'avoue je me suis un peu emportée, mais je supporte pas quand les gens disent que l'accouchement ça fait pas mal que c'est tout beau tout rose, ben non tout le monde en chie, même avec la péridurale, bon j'imagine comme toutes les douleurs c'est surmontable sinon ça ferait longtemps que les femmes auraient arrêté d'avoir des gosses.
après ça m'a enervé que tu dises que tu comprennes pas qu'on puisse ne pas aimer les gosses.
je sais pas j'ai jamais aimé les enfants, uo plutot j'ai pas d'attirance pour...je les hais pas. quand y a un bébé dans la pièce ça me fait fuir plutot qu' autre chose. quand ma soeur a eu le sien il a fallu qu'elle insiste trois heures pour que j'accepte de le porter. j'ai aussi des nièces du côté de mon mari, elles sont mignonnes je les aime, c'est normal, mais quand elles sont à la maison et qu'elles font les cons, ben j'ai pas de patience, alors je les gronde pour qu'elles se calment. Quand j'entend des enfants crier au resto en bas, ça me tape sur les nerfs. surtout quand c'est le soir que t'as envie de te reposer et que ça court de partout et que les parents sortent une fois toutes les deux heures pour dire d'une voix molle "ça suffi soyez sage" et forcément personne se calme, là moi je sors et je gueule, t'entend plus une mouche voler.
Ecrit par : marieaunet | 07/12/2007
Ecrire un commentaire